Maybach’s 100 Year Honeymoon
Lune de miel étoilée
Il y a 100 ans, un couple traversait les Alpes en Maybach pour sa lune de miel, défiant neige, gravier et précipices. Un siècle plus tard, la marque recrée ce voyage avec une flotte mêlant héritage et modernité, de la limousine au roadster en passant par le SUV électrique. Même décor mais autre tempo, et cette idée que le luxe ne se mesure pas seulement au confort, mais à la capacité de faire durer le moment.
le journal manuscrit de Herr Schmid, aujourd’hui conservé au Museum of Historic Maybach Vehicles de Neumarkt.
En 1925, le Dr Karl Schmid et sa jeune épouse célébraient leur union par un voyage de noces de dix jours, traversant les Alpes suisses, italiennes et autrichiennes dans leur Maybach. Près de 2 200 kilomètres au départ de Friedrichshafen, siège de Maybach-Motorenbau, via Lausanne, les cols du Grand-Saint-Bernard, du Simplon, de la Furka et du Gothard jusqu’à Côme, avant un retour par le Stelvio, l’Autriche et le lac de Constance.
A l’époque, l’entreprise relevait autant du défi que d’une forme d’inconscience. Pistes de gravier, pentes abruptes, précipices sans filet, lacets serrés, tempêtes de neige et températures négatives : tout concourait à mettre à l’épreuve l’Homme comme la machine.Et pourtant, à en croire le journal manuscrit de Herr Schmid, aujourd’hui conservé au Museum of Historic Maybach Vehicles de Neumarkt (D), le voyage se déroula sans accroc. Sa Maybach 22/70 HP W3, six-cylindres de 70 ch carrossée par Spohn, ne s’essouffla jamais, avalant cols et kilomètres avec une régularité presque insolente.
ARRIÈRE-PETIT-FILS DE WILHELM ET PETIT-FILS DE KARL MAYBACH, ULRICH SCHMID-MAYBACH (PHOTO) EST UN ENTREPRENEUR IMMOBILIER BASÉ À SAN FRANCISCO. C’EST AUSSI UN PHILANTHROPE À LA TÊTE DE LA FONDATION WILHELM ET KARL MAYBACH DONT LES BUTS SONT DE PRÉSERVER L’HÉRITAGE DES CRÉATEURS DE LA MARQUE ET PERPÉTUER L’INNOVATION AU TRAVERS DE PROGRAMMES DE MENTORAT DANS LES DOMAINES DE LA SCIENCE ET LA TECHNOLOGIE, AINSI QU’EN ART, DESIGN, SOCIÉTÉ CIVILE ET ÉTHIQUE.
... il y a 100 ans, un couple traversait les Alpes en Maybach pour sa lune de miel, défiant neige, gravier et précipices ...
Cent ans plus tard, Mercedes-Maybach décide d’en reprendre le tracé. Même point de départ, même idée du voyage, mais dans une interprétation contemporaine. Autour de la nouvelle SL 680 Monogram Series, premier cabriolet de la marque, gravitent un EQS 680 électrique, les limousines S580 et S680, ainsi qu’un GLS 680. Une flotte qui, sans reproduire les contraintes d’époque, en conserve l’esprit : voyager loin, longtemps, et avec style. « Voyager avec style fait partie intégrante de l’ADN Maybach. Et si beaucoup de nos clients apprécient d’être conduits, certains aiment aussi conduire eux-mêmes. Ce type de voyage, entre aventure, romance et luxe, a donc un véritable sens », résume Daniel Lescow, CEO de Mercedes-Maybach.
Pour boucler la boucle, deux modèles historiques ont été conviés au départ. Une imposante SW 42 Pullman de 1939 (ex-ambassade d’Espagne à Berlin), à l’allure résolument protocolaire, et une élégante SW38 Cabriolet de 1936, recréée patiemment pendant dix-huit ans par des étudiants de l’école Wilhelm-Maybach de Heilbronn. Mais la plus symbolique reste peut-être cette Maybach 57 de… 2002, propriété d’Ulrich Schmid-Maybach, arrière-petit-fils du fondateur. Premier exemplaire de la renaissance moderne de la marque, elle fait naturellement le lien entre deux époques.
Le départ est donné depuis Friedrichshafen. Cap sur la Forêt-Noire, puis Bâle, Berne et enfin Lausanne pour une nuit au Beau-Rivage Palace. Une première étape d’environ 400 kilomètres, avalée sans effort, entre la quiétude feutrée de la S580 et la décontraction de la SL capote ouverte.
Le lendemain, direction le col du Grand-Saint-Bernard à bord de l’EQS 680 et ses 658 ch électriques. À 2469 mètres d’altitude, la neige s’accroche encore aux reliefs, le col vient à peine de rouvrir. La route, elle, dévoile son essence : l’un des plus beaux rubans d’asphalte au monde ponctué de vues saisissantes, avec le Mont-Blanc au loin. Malgré son gabarit, l’EQS 680 s’y montre étonnamment à l’aise, porté par son couple instantané et son châssis sophistiqué qui efface presque la masse.
Comme en 1925, halte à l’Hospice du Grand-Saint-Bernard, fondé au XIe siècle. Les lieux respirent toujours cette hospitalité simple, presque hors du temps. Deux Saint-Bernard prennent la pose devant les voitures.
Pour la descente, retour à bord de la SL 680 Monogram Series vêtue de rouge grenat profond, capot noir et capote constellés de logos Maybach qui évoquent certains motifs bien connus du monde du luxe. Son V8 biturbo délivre 585 ch avec une facilité déconcertante. Mais ici, tout est affaire de dosage. En mode Maybach, la voiture privilégie la fluidité et le confort. En Sport, le ton devient vif, plus tendu, sans jamais perdre cette forme de retenue qui fait le caractère Maybach.
Le soir, l’arrivée à l’hôtel de la Villa d’Este sur les rives du lac de Côme a quelque chose d’évident. Sur la terrasse, la lumière glisse doucement et les discussions passent naturellement du passé au présent.
On imagine sans peine le couple Schmid, cent ans plus tôt, poser ici leurs valises après avoir dompté les Alpes. Entre leur époque et la nôtre, tout a changé : la vitesse, le confort, la précision.
Mais au fond, l’essentiel reste : partir à deux (ou plus), tracer une ligne à travers les montagnes, et voir jusqu’où la route et la machine peuvent nous emmener.
L'arrivée à l’hôtel de la Villa d’Este sur les rives du lac de Côme.
En découvrir davantage
Pour rester dans l’émotion, inscrivez-vous à notre newsletter